« Aux vieux débris des armées napoléoniennes tombés dans l’oubli »

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Dans les années 90, la généalogie, une de mes passions, m’a fait découvrir au hasard de mes lectures aux archives départementales du Bas-Rhin qu’un de mes ancêtres avait obtenu la médaille de Sainte-Hélène. Mes investigations sur la signification de cette distinction m’ont fait découvrir tout un pan de notre histoire : « la vie des soldats sous le Consulat et le Premier Empire ». Très vite, j’ai senti le besoin d’approfondir mes recherches dans d’autres dépôts d’archives, comme le Service Historique de la Défense à Vincennes et les bibliothèques.

Au fur et à mesure que progressaient mes explorations, je suis tombé en admiration devant ces soldats qui ont parcouru et soumis l’Europe entière. Parti de son foyer, notre grognard se rend d’abord au chef lieu du canton pour participer au tirage au sort. Si par malchance il a eu le mauvais numéro, le voilà en route pour le chef lieu du département où les recrues désignées se rassemblent. Là, on lui désigne son régiment, puis il part isolément ou en compagnie d’autres conscrits pour le dépôt du corps où on lui inculquera les rudiments du maniement d’armes et du combat. Le voilà soldat, il part avec son unité pour les hauts lieux de cette époque, Austerlitz, Wagram, Iéna, Friedland, l’Espagne, le Portugal, puis en 1812 Moscou. Il se bat contre les ennemis de l’Empire dans une armée européenne où l’on trouve aussi bien des français que des belges, des espagnols, des allemands, des polonais, des suisses,  des irlandais, des autrichiens, des croates. A la Bérézina commence la déroute et après les rudes combats de 1813 en Allemagne, il revient en France où il défend l’année suivante le sol de sa patrie en danger. En 1815, il reprend les armes pour Cents Jours, puis est licencié et renvoyé dans ses foyers.

C’est en hommage au vécu de cette glorieuse piétaille issue des départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin, du Mont-Tonnerre, de Rhin-et-Moselle et de la Roer que je créée ces pages web. Nous y avons tous un ancêtre et ils méritent notre devoir de mémoire.

De 1791 à 1815, une véritable armée, estimée à environ 120 000 hommes, est partie des deux départements d’Alsace. Les archives qui nous sont parvenues, ne permettent pas d’effectuer une estimation exacte sur le nombre de volontaires, de réquisitionnaires, de conscrits, d’enrôlés volontaire et de gardes nationaux partis sous les drapeaux. L’étude de Fernand L’HUILLIER, « la conscription et l’effort militaire de l’Alsace », 1947 dans la revue "Recherches sur l’Alsace napoléonienne" (BMS A11080), nous permet de nous faire une image de l’impôt de sang réclamé à notre région. Seul, un dépouillement systématique de tous les registres de matricules conservés dans les différents dépôts d’archives, permettrait d’avoir un chiffre proche de la réalité.

Les données que vous trouverez sur ces pages sont le mémorial des militaires de tout grade, nés dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin du Mont-Tonnerre, de Rhin et Moselle et de la Roer, qui ont servi dans les armées de la Révolution, du Consulat et du Premier Empire. Vous n’y trouvera pas les officiers supérieurs, tel que maréchal, général ou colonel, qui possèdent déjà leur biographie sur d'autres sites.

Bonnes recherches à tous

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