Les patronymes Les prénoms, une piste...
Noms et prénoms
Les patronymes
- Mis à jour le mardi 19 mars 2013 11:49
- Écrit par Lisa
La naissance des noms
A Rome, un système d'état civil se mit en place. Il comprenait 3 noms : - le praenomen ou prénom, - le gentilicum, le nom de la gens, du groupe familial - le cognomen ou surnom. Ce système étendu dans l'ensemble de l'empire romain disparut avec sa chute. De nouveau, les hommes n'eurent qu'un prénom, complété à l'âge adulte par un surnom.
Jusqu'au Xème siècle, la population était peu nombreuse, les personnes ne portaient qu'un seul nom, celui du baptême c'est à dire leur prénom, puis, l'Eglise autorisa l'usage de deux noms de baptême. Le deuxième, presque toujours un ancien surnom, devint héréditaire et constitua le nom de famille. En effet, suite à une période de stabilité et de paix, cela changea. La natalité augmenta, multipliant, ainsi les porteurs d'un même prénom. On prit donc l'habitude d'ajouter un surnom afin de pouvoir différencier les habitants dans les villages. Petit à petit, ces surnoms vont se fixer et se transmettre de génération en génération. Les noms de familles sont nés sans qu'aucune loi ne les impose.
Nés du langage parlé, parfois de l'ironie populaire, ces noms vont souvent connaître, au fil du temps, de nombreuses variations et altérations, jusqu'à la création du livret de famille qui va enfin geler (en principe) l'orthographe des noms, mais cela de façon très arbitraire.
La plupart des noms ont pour origine des surnoms :
- d'après la naissance,
- le rang social,
- le métier ou la spécialité,
- le physique,
- le caractère,
- les habitudes ou les mœurs,
- d'une anecdote
- des pays,
- communes
- lieux d'origine ou de résidence.
Les prénoms, une piste...
- Mis à jour le mardi 19 mars 2013 11:49
- Écrit par Lisa
Les prénoms
Ils peuvent être une piste, en effet, quel généalogiste n'a pas trouvé dans ses recherches 5 ou 6 générations de Georges, Nicolas, Pierre...
En général, sous l'ancien régime, le premier nouveau-né portait le prénom du père, le second porte le prénom du grand-père paternel, le troisième le prénom du grand-père maternel, idem pour les filles, la première porte le nom de la mère, la seconde porte le prénom de la grand-mère paternelle, la troisième porte le prénom de la grand-mère maternelle.
Cela peut être un énorme avantage pour le généalogiste. En effet, lorsqu'on recherche les enfants d'un couple (souvent sur une durée de 10 à 20 ans), dés que l'on trouve le nouveau-né qui porte le prénom du père ou de la mère, on approche de la date du mariage des parents (la plupart du temps 1 à 2 ans avant la naissance), il faut donc être plus attentif en examinant les registres.
Une autre piste : la paroisse d'origine, bon nombre de nouveaux -nés portaient aussi le prénom du patron de l'église... Ainsi si votre ancêtre vient d'une grande ville et qu'il porte de même prénom qu'une des paroisses de cette ville, commencez vos recherches par cette paroisse....
Le plus déroutant aussi est de trouver un certain nombre d'enfants d'un même couple portant le même prénom, les premiers étaient généralement décédés. Lorsqu'un enfant venait à mourir (ce qui était fréquent à une époque), le suivant du même sexe recevait le prénom de l'enfant défunt. Ainsi on peut trouver plusieurs Pierre, Georges, Madeleine... Lors d'absence de registre de sépultures, on peut envisager que les premiers enfants étaient décédés.... Parfois, la famille abandonnait aussi un prénom, après plusieurs enfants décédés... ils devaient penser que le prénom portait malheur.
Attention toutefois, le fils ainé pouvait également être le parrain d'un de ses frères plus jeune, donc il pouvait y avoir 2 frères portant le même prénom, puisqu'on donnait le prénom du parrain à l'enfant.


